dimanche 18 février 2007

Sondage à l’ONU :

Un sondage a été mené à l’échelle mondiale par l’ONU.
La question était :« Veuillez donner honnêtement votre opinion sur
d’éventuelles solutions à la pénurie de nourriture dans le reste du monde
».
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En AFRIQUE : personne n’a compris le sens du mot :« NOURRITURE »
En EUROPE de l’ EST : personne n’a compris le sens du mot : « HONNÊTEMENT »
En EUROPE de l’ OUEST : personne n’a compris le sens du mot :« PÉNURIE »
En CHINE : personne n’a compris le sens des mots :« DONNER VOTRE OPINION »
Au MOYEN – ORIENT : personne n’a compris le sens du mot :« SOLUTION »
Aux ÉTATS UNIS : personne n’a compris le sens des mots :« le RESTE du MONDE »

Attention aux effets néfastes de la cigarette :










USA : L'image de gauche date du 29 mars et celle de droite du 3 juin donc une période de deux mois était suffisante pour que BRAYAN tombe dans un coma mortel à la suite d'un cancer aux poumons à cause de la cigarette.

L’ESPAGNE MUSULMANE : commentaires de spécialistes chrétiens

Au 8e siècle, l'Espagne wisigothique est envahie par les armées arabes. C'est là un évènement majeur de l'histoire du monde méditerranéen. Il inaugure plus de sept siècles d'occupation musulmane durant lesquels une culture hispano musulmane, dite "andalouse" s'est épanouie. La Mosquée de Cordoue, Alhambra de Grenade, entre autres, mais également les oeuvres d'Averroès ou de Ibn Rushd sont autant de témoignages de l'importance de cette période où les trois religions monothéistes auraient vécu en harmonie.
En effet presque huit siècles de domination musulmane en Espagne, de 711 à 1492, ont permis l'éclosion d'une civilisation dont témoignent la mosquée de Cordoue, l'Alhambra de Grenade, ou la pensée d'Averroès. Apport majeur à la culture de l'Islam médiéval, elle est aussi une étape décisive de l'histoire de l'Occident.
Commentaire de : Pierre Guichard , spécialiste de l'histoire de l'Espagne musulmane et de ses relations avec le monde chrétien, et professeur d'histoire médiévale à l'Université Lumière (Lyon II).
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Pendant plus de sept cents ans, l'Espagne islamique rivalise avec la Grèce, l'Egypte et Rome dans les domaines des lettres, des sciences et de la culture. Mais la splendeur du royaume de Grenade est fauchée par les armées d'Isabel la Catholique, en 1492. Boabdil est le dernier sultan de Grenade. Il désire par-dessus tout être fidèle à l'enseignement de son grand-père, le sage Ismail, et faire de son royaume un oasis de paix et de beauté.
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Une grande part est faite au romanesque, et l'on peut regretter que celle consacrée à l'Histoire ne soit pas aussi importante. Le récit se focalise sur Grenade et les importantes personnalités d'avant sa chute : Ismail le sage grand-père de Boabdil, Muley Hassan le père qui rejette le joug chrétien, Fatima la mère descendante du prophète, el Zagal l'oncle belliqueux, Boabdil le dernier Sultan, Isabel de Solis la chrétienne qui suscite tant de passions, Fernando le roi d'Espagne et Isabel la Catholique sa reine. Très peu de place est accordée aux peuples musulman et chrétien qui ont souffert de cet affrontement dans leur chair ; Il est vrai que seuls les amoureux d'Histoire auront ce regret !
Commentaire de : Hervé M
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Nous découvrons la lacheté des hommes qui se cachent derrière la religion ( l'inquisition espagnole ) quelqu'elle soit pour excuser l'inexcusable. Nous découvrons la fin d'une époque de tolérance entre les trois grandes religions monothéistes telle que nous en avons peu connue depuis. Nous découvrons qu'il reste encore des hommes pour penser que la paix universelle est possible... encore faut-il avoir le courage de ses convictions et ne pas laisser l'Histoire s'écrire sans nous.
Cette civilisation riche et prospère, « joyau du monde », constitue un héritage essentiel de notre culture commune qui redessine du coup les contours du monde occidental.
Dans l'Espagne médiévale, les musulmans, les juifs et les chrétiens ont su inventer la tolérance. La culture andalouse de cette période est celle des mélanges, une société prospère et riche de splendeurs, où dialoguent et circulent des idées, des textes, dans des langues elles-mêmes métissées.
Le rayonnement de cette civilisation et les relations qu'elle développa avec l'Europe et le Bassin méditerranéen se trouvèrent stoppées par la montée de l'intolérance religieuse, l'avènement de la peste noire ; dans une violence extrême, les autodafés marquèrent la destruction des trésors d'une Andalousie perdue, terre de tolérance, de culture et de raffinements, creuset unique d'un art de vivre à qui la renaissance européenne doit beaucoup...
Saviez-vous qu'à Cordoue, le grand vizir du premier prince Omeyade auto-proclamé calife de tous les musulmans était de confession juive ?
Saviez-vous que Cordoue comptait des milliers de bibliothèques et que la principale d'entre-elles réunissait plus de 600 000 manuscrits ?
Commentaire de : Peluau fabienne (Alencon,France)

vendredi 16 février 2007

Al-jayyani ( Alhayyani) :

Abou Abd Allah Muhammad ibn Muadh Al-Jayyani (né en 989 à Cordoue en Espagne, mort en 1079 à Jaen en Andalousie).Le travail d'Al-Jayyani sur la proportion est certainement son plus intéressant travail sur les mathématiques. Une traduction anglaise de ce traité remarquable est disponible. Dans ce travail, Al-Jayyani défend les Eléments d’Euclide.
Vahabzadeh écrit : La définition d’Euclide, dans le Livre V de ses "Eléments" de la proportionnalité de quatre magnitudes donne l’apparition de nombreux commentaires. De ces commentaires on a sélectionné deux[ un de Al-Jayyani] dont l’objectif n'était pas la critique de point de vue d’Euclide mais plutôt de le justifier en essayant de rendre explicite les suppositions d’Euclide au-dessous.Il y a cinq magnitudes que d'après Al-Jayyani, sont utilisées dans la géométrie; le nombre, la ligne, la surface, l’angle, et le solide. Ni Euclide ni tout autre mathématicien grec aurait considéré "le nombre" comme une magnitude géométrique, mais Al-Jayyani a besoin de la notion pour sa définition de la proportion qui suit l'idée Arabe du "nombre". Après avoir prétendu que chaque personne intelligente a un concept de base de la proportion, Al-Jayyani déduit des propriétés supplémentaires basées sur " la définition communément comprise." de justifier son approche, il écrit: Il n'y a pas de méthode pour rendre clair ce qui est déjà clair dans lui-même.Il connecte alors cette idée de la proportion avec ce qui était donné par Euclide.Al-Jayyani montre ici une compréhension comparable avec celle d'Isaac Barrow qui est considéré habituellement comme le premier a avoir compris vraiment le Livre V d’Euclide.Un autre travail de grande importance d’Al-Jayyani est Le livre d'arcs inconnus d'une sphère, le premier traité sur la trigonométrie sphérique. Le travail, qui est publié avec une traduction espagnole et un commentaire, contient des formules pour des triangles rectangles, la loi générale de sinus, et la solution d'un triangle sphérique au moyen d’un triangle polaire.
Al-Jayyani avait une forte influence sur les mathématiques Européennes. En plus des traductions de ses travaux de l'Arabe, son travail avait influencé certains mathématiciens Européens. Un article argumente que les sources de Regiomontanus étaient Le livre d'arcs inconnus d'une sphère. Parmi les ressemblances entre le traité d’Al-Jayyani et celui de Regiomontanus sont la définition de proportions comme des nombres, le manque d'une fonction tangente, et une méthode similaire de résoudre un triangle sphérique quand tous côtés sont inconnus.Un autre article décrit le traité Kitab al-asrar fi nata'ij al-Afkar (Le livre des secrets sur les résultats de pensées), a attribué à Al-Jayyani sur la base d'évidences internes avec sa date. Le travail étudie des hydrauliques et des horloges de l'eauLe travail par Al-Jayyani sur l’astronomie était aussi important. Il avait écrit sur le matin et le crépuscule du soir, calculant passablement une valeur exacte de 18° pour l'angle du soleil en dessous de l'horizon à l’aurore et à la fin du crépuscule du soir.Dans le Tabulaire Jahen Al-Jayyani donne des informations permettant le calcul du temps du jour, le calendrier, la nouvelle lune, les éclipses et l’information exigée pour le chronométrage et les direction pour les prières. Comme était commun à ce temps, il n’y avait pas seulement l'information astronomique dans le travail mais aussi l’information astrologique sur les horoscopes. Al-Jayyani semble avoir un respect considérable pour les données astronomiques de
Al-Khawarizmi qu' il avait utilisé librement, mais il repousse les idées de Al-Khawarizmi sur l’astrologie. Beaucoup de travaux sur l’astrologie de Al-Jayyani sont basés sur des sources hindoues.

Ibn Al Arabi :

Abou Bakr Mohammed Ibn Al Arabi, surnommé « Mohyiddine », naquit à Murcie, au sud-est de l’Espagne le 28 juillet 1165. Il fit ses études à Séville. Pendant son adolescence, il y vécut une circonstance qui bouleversa complètement le cours de son existence. Il tomba gravement malade. La fièvre entraîna un état de profonde léthargie. Son entourage le crut d’abord mort. Son père, angoissé à son chevet, récitait la Sourate Yassîn,. Mais Ibn Arabi ressortit de son expérience à la frontière de la mort. Sans qu’il eut fréquenté les cercles d’érudits, ses connaissances intuitives se multiplièrent et se manifestèrent avec netteté dans son milieu familial. Son père en fut perplexe. Comme il était un ami intime d’Ibn Rochd, sous un prétexte quelconque, il l’envoie chez le philosophe curieux de connaître les sources de son savoir.Entre les années 1193 et 1200, Ibn Arabi parcourut différentes régions de l’Andalousie et du Maghreb en quête du savoir. Cordoue, Fès, Tlemcen, Bougie, Tunis…marquèrent les étapes de ses itinéraires successifs. Il rencontra de nombreux oulémas et personnages saints. Il assista à de nombreuses conférences. Sa formation lui permit d’élaborer en 1198, l’ouvrage : « Mawaqui al-nojum» qui décrivait l’introduction à la vie spirituelle. Il y consigna les principales phases du spiritualisme. En résumé, il convient de citer deux de ses nombreuses œuvres les mieux connues :1. Nosus-al Hikam (la sagesse). Ibn Arabi précisa dans quel esprit il se mit à l’œuvre : « je ne suis ni un prophète, ni un Envoyé, je suis simplement un héritier, quelqu’un qui laboure et ensemence le champ de sa vie future. » Les prophètes auxquels sont consacrés les chapitres sont médités comme des modèles de sagesse.2. Le livre des conquêtes spirituelles de la Mekke, qui est une référence de la spiritualité en Islam.Au crépuscule de sa vie, la réputation d’Ibn Arabi gagna tout l’Orient. Il se fixa à Damas en 1223. Il y mourut le 16 novembre 1240, entouré de sa famille, de ses amis et de ses disciples. Il fut enterré au Nord de Damas dans le faubourg de la Salihiya, au pied du mont Quassioun.

Abou l'Kassim Al Zahraoui :

Parmi les maîtres qui illustrèrent la science médicale, trois sont postérieurs à Avicenne: Abhomer ou Avenzoar (Abu Marwan Ibn Zuhr, m. en 1178), Averroès (Ibn Rushd, m. en 1198) et Maimonide (Abu 'Imran Musa ben Maymun ben 'Abd Allah, m. en 1204).
Abulcasis (Abu 'l-Qasim al-Zahrawi, m.en 1013) est antérieur à Avicenne. Il est, chez les Arabes, le meilleur représentant de la chirurgie, domaine dans lequel son ouvrage Al-Tasrif eut la même autorité que le Canon d'Avicenne en médecine. La partie de cette œuvre (le trentième traité) qui est spécialement consacrée à la chirurgie a été éditée à part et constitue le premier écrit médical qui donne des figures d'instruments de chirurgie.En occident il est connu sous Abulcasis, il est né en 936 ap.jc à Madinat Zahra dans le voisinage de Cordoba. Il est devenu un des chirurgiens les plus renommés de l'époque Musulmane et était le médecin du Roi Al-Hakam-II d'Espagne. Après une longue carrière médicale riche avec une contribution originale considérable, il est mort en 1013 ap.jc.
Le "Tasrif" contient trois livres. Le premier a trait à la cautérisation, dont l'abondant usage dans la médecine arabe remonte à une recommandation du prophète; Abulcasis conseille d'y recourir dans divers cas de désordres chirurgicaux mais aussi dans l'apoplexie, l'épilepsie, les dislocations de l'épaule, de même que dans l'hémorragie artérielle, après avoir pratiqué au préalable une compression avec les doigts.
Le deuxième livre décrit les interventions pour lesquelles on fait usage du bistouri, ainsi que la chirurgie oculaire et dentaire, l'opération de la pierre, l'obstétrique, l'extraction des flèches, etc.; il recommande l'emploi des dents artificielles en os de bœuf; il dépeint également les méthodes de traitement des blessures, les nombreuses sutures possibles, les instruments à utiliser.
Enfin, le troisième livre traite des fractures et des luxations, et mentionne la paralysie consécutive à la fracture de l'épine dorsale; il décrit la position gynécologique, connue sous le nom de "position de Kalcher", et signale certains appareils gynécologiques.

Hassan Al Wazzan :

Al Hassan ibn Muhammad al Wazzan az Zayyati al Fasi (1485,1554)Al Hassan al Wazzan naquît vers 1485 à Grenade qui était alors encore musulmane. En 1492 sa famille s'exila à Fès au Maroc où il fut instruit. Il y appris le commerce et se vit confier des missions diplomatiques dans le nord de l'Afrique. Il effectua aussi beaucoup de voyages dans le monde musulman : à Constantinople, à Tombouctou, au Mali, dans la vallée du Niger et en Egypte où il remonta le Nil jusqu'à Assouan.En 1517, alors qu'il revenait d'un voyage en Égypte, il fut enlevé par des pirates italiens. Mais ceux-ci ayant remarqué son intelligence, l'offrirent en cadeau au pape Léon X . On le noma léon l'africain en 1520.Durant son séjour en Italie au service du pape, il enseigna l'Arabe à Bologne et fréquenta nombre de lettrés. Vers 1525-1527, il écrivit ses fameuses Descriptions de l'Afrique, ouvrage rédigé en Italien qui est encore la principale source de renseignements sur l'Islam de cette époque.On ne sait comment se termina sa vie. Est-il mort à Rome ? Est-il retourné à Tunis pour retrouver sa foi première comme il en avait émis le souhait dès 1525 ? Les troubles qui ont déchiré l'Italie à cette époque (dont le sac de Rome en 1527) l'ont probablement poussé vers ses origines.